La Venise Verte ! (mai 2011)
                     
     Le Très Grand Conseil (Mondial) des Clowns ! (mai 2011)

Le clown (à droite) m'intriguait vraiment beaucoup. J'aurais bien aimé la voir dans son spectacle, mais c'était difficile de savoir -qui jouait quoi-, néanmoins ce Festival (g-r-a-t-u-i-t) m'a beaucoup plu, beaucoup touché en fait... J'avais l'impression de flotter... 60 clowns devant mes yeux, pendant trois jours: des spectacles magnifiques, humbles, humains! Un seul fut un peu décevant! 3 jours vraiment chouettes, j'y suis allée avec ma soeur, on a quand même pu aller voir 7 spectacles! Certains s’enchaînaient très vite, c'était vraiment un rythme sympa,  même si au bout d'un moment, on en demande un peu plus, parce que l'attention commence à battre de l'aile, on se tortille sur les bancs, la chaleur des chapiteaux commence à nous déshabiller et là on est à deux doigt de lâcher ! Mais on est dans le noir, la foule, ce trois fois rien qui fait tout! J'ai aimé ses trois jours, de découvertes, qui m'ont donné envie, envie, en vie !!! Je sortais d'un spectacle avec le feu dans le ventre, pendant quelques secondes; le temps de traverser le chapiteau je suis convaincue que je veux faire ça, faire quoi exactement- précisément, sincèrement  je n'en sais fichtre rien, mais je veux ça, cette lumière là, cette adrénaline là de supposer qu'à tout moment le clown peut se prendre un bide, mais savourer avec lui quand cela arrive ! Je voudrais que ce soit comme ça tout le temps, tout ça, rire et pleurer à l'intérieur et être tout seul à soi un moment, prêt à recueillir les larmes et les rires! 
...Un sourire bancal...croire que le silence entend son cri...




Emma La Clown ... magnifique dans son 5éme solo, "Emma la Clown en Afghanistan"... Elle est parti avec "Clowns sans frontières", en 2003... L'un des plus beaux moments!        Malgré notre appareil photo, les photos reflètent assez bien ce qui s'est passé pendant ses trois jours!

De jolis paysages sur le retour...




C'est le genre de souvenirs que je garde quelque part. Je pourrais en parler le coeur dans la main, mais y'aurait sans doute quelques larmes, et les larmes j'en veux plus. je veux les nourrir. La Martinique, je sais pas comment en parler, pourtant je sens que je voudrais le faire, commencer à mettre d'autres mots dessus, que la trouille, les larmes, l'angoisse, la peur. enfin vraiment la peur quoi. se dire chaque jour que c'est bien, que le ciel est pas trop mal. a attendre que le vent se calme que l'océan murmure enfin comme il sait faire souvent. cyclone-avion-cyclone-agression-cyclone-cyclone-avion     mettre d'autres mots que la trouille. c'est passé, je crois. maintenant j'ai envie de raconter la barrière de corail , le canoë sur l'océan, la forêt tropicale, les colibris... même si ça ne se raconte qu'avec les yeux grands grands grands ... raconter les poissons qui chatouillent les pieds alors qu'on vient juste de glisser ses chevilles dans le sable tout bleu... c'est tout ça qu'il faut retenir, tout ça, la peur, la joie, l'appréhension, la tristesse, le bonheur, je me suis subis pendant deux semaines..   j'écris tout ça, ou plutôt rien que ça, parce que finalement je sais toujours pas quoi en dire... la joie et la peur, mais ça fait léger, ça décrit rien de ce qui s'est vécu pendant ses deux semaines là!