C'est le genre de souvenirs que je garde quelque part. Je pourrais en parler le coeur dans la main, mais y'aurait sans doute quelques larmes, et les larmes j'en veux plus. je veux les nourrir. La Martinique, je sais pas comment en parler, pourtant je sens que je voudrais le faire, commencer à mettre d'autres mots dessus, que la trouille, les larmes, l'angoisse, la peur. enfin vraiment la peur quoi. se dire chaque jour que c'est bien, que le ciel est pas trop mal. a attendre que le vent se calme que l'océan murmure enfin comme il sait faire souvent. cyclone-avion-cyclone-agression-cyclone-cyclone-avion mettre d'autres mots que la trouille. c'est passé, je crois. maintenant j'ai envie de raconter la barrière de corail , le canoë sur l'océan, la forêt tropicale, les colibris... même si ça ne se raconte qu'avec les yeux grands grands grands ... raconter les poissons qui chatouillent les pieds alors qu'on vient juste de glisser ses chevilles dans le sable tout bleu... c'est tout ça qu'il faut retenir, tout ça, la peur, la joie, l'appréhension, la tristesse, le bonheur, je me suis subis pendant deux semaines.. j'écris tout ça, ou plutôt rien que ça, parce que finalement je sais toujours pas quoi en dire... la joie et la peur, mais ça fait léger, ça décrit rien de ce qui s'est vécu pendant ses deux semaines là!


2 commentaires:
La "planète bleue", on sait pourquoi...
J'aime beaucoup la photo où tu ramasses les coquillages...t'es trop belle ! <3
Enregistrer un commentaire